VILLES SAHARIENNES: AUTODESTRUCTION DU LOCAL OU PROJET URBAIN ALTERNATIF ?

VILLES SAHARIENNES: AUTODESTRUCTION DU LOCAL OU PROJET URBAIN ALTERNATIF ?

Présentation par Mohamed MADANI

Aller à la découverte de la ville implique, comme l’ont fait les pionniers de la recherche urbaine1 , s’aventurer dans de nouveaux espaces pour retrouver la diversité, la différenciation et l’altérité des œuvres urbaines. MADINATI a choisi, pour le dossier de ce numéro 4, de s’engager dans cette voie en partant à la quête de l’extrême et de l’inattendu : les villes du désert.
Dans le contexte d’un regain d’intérêt pour les « villes sahariennes » , l’accent est mis ici sur les qualités et valeurs spécifiques de ces territoires millénaires, les enjeux économiques, sociaux et culturels qu’ils engagent et les dynamiques transformatrices qui les traversent.
Dans ce cadre, la recherche scientifique constitue, pour Brahim BENYOUCEF, un vecteur essentiel et l’espoir d’un développement harmonieux des villes sahariennes. Détaillant les lignes de force de l’urbanisation des territoires du Sud algérien qui voit émerger ksour, oasis et cités, l’auteur décrit les dégradations que subissent aujourd’hui ces espaces historiques.
Face à ce constat, dans un contexte de modernisation et de mondialisation, la recherche portant sur les villes sahariennes reste encore embryonnaire et souffre de…